Un nouveau tour de langue

C’est reparti! Le 23 septembre à 20 h. Juste avant que l’été ne nous quitte, le Cabaret des auteurs du dimanche nous revient!

Devinez un peu quel thème aura cette première soirée de littérature orale? LANGUE. Vous ne nous croirez pas, mais c’est un pur hasard. De quoi stimuler l’imagination de nos auteurs, en tout cas.

Comme la saison passée, le cabaret sera animé par Stéphane Plante, assisté de Gigi Fortier. Nouveauté cette année : nous aurons deux DJ en alternance, et c’est Mathieu Marsolais qui ouvrira la bal ce dimanche. Attachez vos tuques.

La liste des auteurs reste à confirmer (mais elle est bonne).

Comme au printemps dernier, c’est à La marche à côté que ça se passe. On y rit, on y boit et on en parle… trois activités qui se pratiquent avec la langue. Tout est dans tout. À dimanche!

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Ubertextualité et gratitude

C’est la tête pleine de vibrations ubertextuelles que nous refermons cette saison printanière du Cabaret. Un trip collectif en neuf étapes qui nous a amenés à explorer des thèmes aussi divers que PRUNEAU, ATHÉE, PROTOCOLE, SLOGAN, BESOIN, MAIS, CAFETIÈRE, 2018 et ÉTATS-UNIS, et qui a fini en apogée humaine et littéraire. Un bouquet final digne de La Ronde.

Profitons-en pour remercier La marche à côté de nous avoir hébergés; nous avons tellement apprécié que nous y reviendrons cet automne.

Merci aussi à notre public, qui connaît le secret d’une bonne soirée et qui n’hésite pas à en parler à ses amis. Vous nous êtes précieux.

Merci à l’équipe d’organisateurs bénévoles : Stéphane Plante, Geneviève Fortier, Marie-Ève Saucier, Mario Bélanger, Olivier Bruel, et le petit nouveau, Mathieu Marsolais, qui sera – scoop! – notre prochain DJ, en alternance avec Mario/DJ Caméléon.

Et merci bien sûr à nos auteurs, bénévoles eux aussi, qui sont le cœur de nos soirées, et qui ont encore su nous surprendre en explorant des univers aussi personnels qu’inattendus. Ils se mouillent pour vous, on ne saurait trop les en remercier.

Notez ce rendez-vous : le Cabaret des auteurs du dimanche redémarre le 23 septembre et répandra sa magie jusqu’au 18 novembre. D’ici là, il n’est pas impossible qu’on vous prépare des petites surprises…

Restez à l’écoute, et bon été à tous·te·s!

Un printemps qui a du spring

Le Cabaret des auteurs du dimanche est de retour depuis le 22 avril pour un printemps plein de promesses!

Déjà, nos trois premières soirées (pruneau, athée et protocole) ont donné le ton à une saison aussi surprenante qu’énergisante, et nous avons hâte d’entendre ce que nos auteurs auront écrit sur SLOGAN (le 13 mai)!

Par rapport à l’an dernier, trois bonnes nouvelles :

Bonne nouvelle numéro un : nous sommes retournés dans notre Plateau natal et avons réinstallé notre chapiteau littéraire à La marche à côté, un sympathique petit bar, pas loin du métro Laurier.

Bonne nouvelle numéro deux : nous avons récupéré notre légendaire DJ Caméléon (Mario Bélanger), qui assure l’habillage sonore (et bien d’autres choses), en alternance avec la radieuse Marie-Ève Saucier.

Bonne nouvelle numéro trois : nous avons survécu à l’hiver! Comme disaient Nietzsche et Chuck Norris, «ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts».

Sauf exceptions, les soirées sont animées par Stéphane Plante, avec la complicité de Geneviève Fortier. On ne change pas une équipe gagnante.

On vous attend, tous les dimanches jusqu’au 17 juin, à 20h à La marche à côté!

Fin d’automne

C’est fini pour la saison d’automne du Cabaret, après neuf soirées épiques qui nous ont fait visiter des thèmes aussi variés que MARCHE, DIFFICILE, FORCE, PREMIER, OPTIQUE, MANIAQUE, RENCONTRER, MOI, et POUVOIR.

Il est temps pour nous de ranger nos lutrins pour passer nos costumes de lutins (de Noël).

Merci au public, exigeant et généreux, qui a le courage de tourner le dos à Tout le monde en parle pour venir écouter ce dont on ne parle pas assez.

Merci aux auteurs, les nouveaux et les habitués, qui écrivent dans l’urgence et se livrent sans pudeur sur la scène, pour notre plus grande joie.

Merci à l’équipe de la Taverne Jarry, et particulièrement à Serge Yvan, l’homme qui sert des pintes et des textes.

Merci aux organisateurs : Stéphane, maître de cérémonie et parfait imitateur de Marc Messier; Geneviève, fidèle coanimatrice et source de savoir encyclopédique; Marie-Ève, qui remet le «muse» dans «directrice musicale», et Olivier, qui s’occupe des médias sociaux et parle de lui à la troisième personne.


Rendez-vous le 22 avril 2018, Jour de la Terre et de notre retour, dans un lieu qui reste à préciser, et avec une énergie toute printanière!

Joyeuses Fêtes… et offrez des livres!

Fermés pour l’été

C’est le cœur plein d’amour et le foie encore brumeux que nous vous remercions pour cette fin de saison enthousiasmante! Ce 25 juin, un alignement d’auteurs dont la quantité (14) n’avait d’égal que la qualité (★★★★★) a clos la ronde printanière du cabaret 2017.

Nous tenons à remercier la Taverne Jarry pour son accueil et ses bières abordables. La Taverne a changé de propriétaire la semaine dernière et nous ferons tout notre possible pour lui être sympathiques afin qu’elle nous héberge jusqu’à la fin des temps! Saviez-vous que sans nous, la Taverne ne serait même pas ouverte le dimanche? Un gros bec au passage à notre auteur-barman préféré, Serge Yvan! Nous savons que nous pouvons compter sur nos spectateurs et sur nos auteurs assoiffés pour faire tourner le bar et assurer notre avenir. Oui, ceci est une incitation à boire.

Merci à notre public, ouvert d’esprit, complice et de plus en plus nombreux.

Merci à nos auteurs, qui prennent chaque semaine le risque de se livrer à vous dans le seul enrobage de leurs mots, et sans autre rémunération que vos applaudissements.

Et merci à la petite équipe qui organise et anime cet improbable évènement. À Stéphane qui «donne de sa personne» dans une animation toujours rafraîchissante. À Geneviève, qui nous instruit avec passion, alors qu’elle est encore moins payée que quand elle enseigne. À notre recrue de la saison, la lumineuse Marie-Ève, dont la présence, le sourire, la musique et les textes nous catapultent d’une émotion à l’autre. Et au quatrième mousquetaire, Olivier, qui s’occupe des affiches et des réseaux sociaux, et qui doit donc s’autocongratuler publiquement. C’est fait.

Repassez vos tuques : une saison automnale est confirmée! Entre temps, profitez de l’été et lisez sans modération!

FLORILÈGE DE NOTABLES SOLITUDES

Sur le thème «seul(e)», par Divan Viril

seul, comme le premier poisson
sorti de l’eau
pour essayer ses jambes

seul, comme le jeune fan d’Harry Potter
arrivant déguisé au cinéma
après son traitement de chimio
le lendemain de la dernière projection

seule, comme cette aventurière du Kansas,
traversant l’Atlantique
au‐dessus des bateaux
dans l’entre‐deux‐guerres

seule, depuis que son père voit à travers elle
depuis qu’il refuse de dire son nom
depuis
qu’il met son chapeau au frigo

seul, comme le roi glissant
sur l’échiquier dénudé
tentant d’éviter avec désespoir
le mat en 4 coups

seule, comme la schtroumpfette
devant fournir pour tous les habitants du village
sauf peut‐être le coquet et le costaud

seul, comme ce cardiologue meurtrier de Lachute
après son grand nettoyage intérieur

seul, comme un ex‐Beach Boy au fond de son lit

seul, mais anxieux
comme l’adolescent découvrant un site web de furries
son coeur battant fort
pas autant à cause de son ondulation masturbatoire
que dans la crainte d’entendre le son
de sa mère qui lui descend son lavage

seul, comme le médecin
découvrant la contagion
au 16e siècle
et devant tourner la syphilis en poème
pour se faire entendre,
mais non croire

seule, comme la mère pleurant
sur son ventre maintenant vide
de l’enfant perdu
encore,

seul, comme le maniaque pédophile
revenant du bois
alors qu’il a quand même un peu peur
du noir

seul, comme cet enfant unique
étudiant à l’étranger
ayant perdu ses parents
en leur annonçant sa bisexualité

seul, comme le magicien d’Oz
prisonnier
donnant toujours le même show
sans jamais de rappel

seul, comme le dernier dodo
appelant sa compagne
dévorée par un chien

seule, comme le nombre positif de fois
qu’il lui a dit qu’il aimait ses petits seins
avant de disparaître à la vue du test de grossesse,
positif lui aussi

seul, comme Michael Collins
dans son module de commande
pendant que les deux autres ploucs
jouent à la tag lunaire

seule, dans cette cabine
à se regarder
dans le miroir déformant
sous le spendex criard
masquant tout ce que les autres voudraient voir
(révélant tout ce qu’elle voudrait pourtant cacher)
ce ventre, ces cuisses,
ce vide, cette honte.
Elle retient son souffle,
avant d’affronter les faux compliments
de la vendeuse,
l’apathie avec un « name tag » :
sa seule alliée

seul, comme le sauteur
tête première
voyant arriver plus bas la foule
rendue floue par la vitesse
pendant qu’il perd un ski

seul, comme le ténia,
au plus profond de l’adolescent dodu
s’extasiant de ses progrès sur la balance,

seul, comme le pogo le plus dégelé de la boîte

seul, comme le matador
lorsqu’il a la mauvaise idée de banderiller lui‐même
avec une poussière dans l’oeil
le bovidé écumant
fonçant vers lui
dans une charge pesante

seul, comme le domino dans la main de l’enfant
lorsque son éternuement fait tomber
tous les autres
posés debout
en cinq heures

solitude du coucou
pondant dans le nid
laissé là par quelque
future nourrice

seul, comme le parachutiste posé sain et sauf au milieu du champ de mines

seul, comme Ted Kaczynski
au fond de sa cabane
préparant son retour à l’université

seule, comme la rose d’un monarque critique d’art
courant l’univers
à la recherche d’un renard
et de dessins de mouton

seul, comme une balle soviet dans un jeu de roulette

jamais aussi seul
que dans la seconde suivant un :
« c’est pas toi… c’est moi ! »

seul comme le doigt relevé du motard
désignant le ciel
à l’agent courroucé
lui demandant ses papiers

seul, comme le fossoyeur
passant sa journée devant une bière,
mais jamais attablé

seul, comme le CD d’Annie Brocoli,
derrière le divan du salon,
par la mère épuisée,
intentionnellement caché

seul, comme le lecteur veuf
au coin du feu de décembre
quelques secondes avant d’entendre le corbeau

laissé seul comme le premier homme à avoir regardé une huître avec délectation

seul, comme le jeune Nicolas de Sainte‐Émélie‐de‐l’Énergie,
champion de cache‐cache parmi ses cousins,
qui suit les pylônes depuis deux semaines
pour rentrer chez lui

#foreveralone Divan Viril, 30 prairial 225

 

Bye bye Quinzième!

Nous terminons dans la joie cette 15ème saison du Cabaret, alors que nos voisins américains s’inspirent de notre formule en élisant sur leur scène politique un amuseur public au verbe coloré. On leur souhaite quatre années comme nos six semaines, c’est-à-dire pleine de surprises, de rires et de poésie. Et surtout, qu’ils ne prennent pas le jeu du sniper trop littéralement!

Pour nous, c’est le sentiment du devoir accompli avant l’hibernation. Mine de rien, cette saison automnale nous a conduit des des chemins inattendus aux saveurs contrastées : ANNÉE, NUMÉRO, TERMINÉ, REMARQUONS, DIX-HUIT, AÉROPORT, BOULIMIE et PERSONNAGE. Des dizaines d’auteurs, nouveaux et anciens, se sont succédés sur la scène de la Taverne Jarry, armés de leur courage et du fruit de leur travail littéraire hebdomadaire. Nous leur disons bravo, merci, joyeuses fêtes et à bientôt!

Il est temps de ranger nos costumes de troubadours des mots et de nous refaire des neurones tous neufs d’ici au printemps…

Car OUI, c’est officiel, le Cabaret des auteurs du dimanche reprendra du service du 7 mai au 25 juin, même heure, même endroit!

Au plaisir de vous y (re)trouver!

L’automne à nos portes

Alors que l’été refuse de mourir (tiens bon, l’été!) et que les jeunes ont enfin trouvé une école pour les contenir (tenez bon, les jeunes!), voici revenir le Cabaret des auteurs du dimanche en mode automnal. Mode automnale = moins de short-cargos sur la scène.

affiche_cad_automne_2016_blogue

C’est écrit «15» sur l’affiche, parce que c’est encore la 15e saison. Le fameux principe tordu des deux saisons par saison.

Et du nouveau, il y en aura, aux côtés de l’inoxydable Stéphane Plante. D’abord, Geneviève Fortier, une nouvelle co-animatrice dont les habitués connaissent la plume. Ensuite, un presque nouveau DJ : Nick Provost, qui ne se gênera pas pour intervenir autrement qu’en mp3. Et puis des nouveaux auteurs, des nouveaux concepts, des surprises et ce qu’on fait de mieux : des bons mots. Qui font des bonnes phrases. Qui font des bons textes. Qui dont de bonnes soirées. C’est un peu ça, le principe, finalement.

On se retrouve donc à la Taverne Jarry dès le 26 septembre, heureux d’être en automne. Eh oui, ça se peut.

Juillet en juin

Et voilà, après 8 dimanches bien remplis, le Cabaret des auteurs vient de clore la saison printanière de sa 15e année – oui, c’est un peu compliqué à compter parce qu’il y a deux saisons par saison!

Bref, après nous avoir charmés avec leur PUDEUR, leur PATCHOULI, leur DÉBUT, leur SOURCIL, leur capacité à PROVOQUER, leur CERCLE et leur VOITURE, nos auteurs on fermé le bal en beauté sur le thème de JUILLET. Et la soirée était incroyablement chaude, pas seulement à cause d’un problème de climatisation qui a fait monter la température à des degrés infernaux! En y pensant bien, c’était probablement une stratégie de la taverne pour vendre plus de bière. Mais saluons plutôt la performance de ces 13 auteurs et celle du sniper : juillet s’était invité en juin, probablement inspiré par la torride clarinette de Turtle (il fallait être là, tant pis pour vous). La salle était pleine et les artistes en feu : qu’on ne vienne pas nous dire que la culture n’intéresse personne!

Cette saison de 15e anniversaire marquait aussi notre déménagement à la Taverne Jarry. Bobos que nous sommes, nous avions un peu peur de perdre notre public «plateaunien» en nous exilant dans Villeray : il n’en fut rien, ou en tout cas, notre public s’est suffisamment renouvelé pour compenser largement ce déficit. Et la vaste salle a été perçue comme une nette amélioration, tant par les spectateurs que par les performeurs.

Notre chère coanimatrice Geneviève T De l’Étoile a annoncé qu’elle redeviendrait une «simple» auteure, laissant la place à Geneviève Fortier aux côtés de Stéphane Plante dès cet automne. Nous avons tout hâte de tester cette nouvelle dynamique.

Il est donc temps de prendre une pause estivale avant de se retrouver le 25 septembre pour une nouvelle saison (l’automne)!

D’ici-là, restez à l’écoute de notre page Facebook, parce qu’on est en 2016.

15e saison, mi-parcours

Nous voici déjà à la moitié de cette 15e saison à la Taverne Jarry, alors que se pointe un prochaine soirée sur un thème étrangement familier : PROVOQUER (ce dimanche 5 juin).

Après être passés par PUDEUR, PATCHOULI, DÉBUT et SOURCIL, il est déjà possible de tirer les leçons de cette saison :

  • Ici, la liberté d’expression est plus que théorique.
  • Une salle plus grande ne signifie pas moins d’intimité.
  • Une scène plus grande, c’est mille nouvelles possibilités.
  • Le public est fidèle quelque soient les animateurs.
  • Le réchauffement climatique se ressent chaque semaine.
  • Nos auteurs sont motivés – on s’excuse au passage à ceux qui se manifestent et sont mis sur liste d’attente faute de place.
  • L’odeur d’encens, ça s’accroche.
  • Commander sa pinte depuis la scène, ça marche!
  • Le hasard fait bien les choses, surtout quand il choisit nos thèmes.
  • Le Cabaret est décidément l’endroit idéal pour «essayer des choses».
  • What happens in Cabarette stays in Cabarette – proverbe ontarien
  • Littérature et vidéopoker peuvent cohabiter. Enfin presque.
  • À en juger par le chapeau que nous faisons passer, le public de Villeray est encore plus généreux que celui du Plateau!
  • Le concept est exportable puisque le premier Cabaret des auteurs à Maniwaki a été un succès!
  • Il doit y a voir du monde fatigué au travail, le lundi matin.

Dimanche, Geneviève De L’Étoile reprendra sa place de coanimatrice aux côtés de Stéphane Plante, et Turtle, notre musiciens maison, sera également de retour.

C’est détendu, c’est surprenant, c’est stimulant et c’est gratuit. Venez assister à ces soirées uniques, vous ne le regretterez pas!