Difficile Brexit

Texte de Divan Viril sur le thème DIFFICILE

Il ne faut pas faire l’AUTRICHE*, suite au Brexit, l’Europe est en déroute et les parlementaires Anglais se font enguIRLANDEr*. Yvon Deschamps se le demandait déjà en 1968 : Les unions, qu’ossa donne? Les regroupements, KOSOVO**? Ça SER BIEn** les intérêts de quelqu’un, non? Depardieu, par exemple, a vécu longtemps dans le LUXE EM BOURGlingant* dans les vieux pays, pratiquant l’évasion fiscale façon helvète; pour les contrôleurs fiscaux déçSU : ÈDEredon* du secret bancaire!  Mais ce stratagème est maintenant d’une BULGARIEté*! Dorénavant, il faudra aller se compromettre en Russie. Ou bien, l’EST ONIE,* au NOR VÈ-GE**? Le référendum britannique, ce dos-D’ÂNE, MARK*le début d’une historique remise en question et aucun autre pays ne SUIS SEt** exemple. En France, déjà, la RÉPUBLIQUE TCHÈQUE*! Ces petits ROY AU ME-UNI* leur argumentaire d’une botte imparable : « Ce sera eux ou nous »! En gros : « Étrangers, retournez dans votre tROU, MANIE* déjà acquise lors de vos longs mois de migration ». Cette pensée est abjecte! LE TON NIE* les droits de l’Homme ! Les réfugiés sont pourtant là, aux frontières, MACÉ, DOuaNEs** inquisitrices entre eux et la liberté. L’Europe doit se faire plus accueillante : « MONTÉ NÉGRO** z-et Syriens! Ici aussi la situation est loin d’être normALLE. MAGNEz*-vous le train pour venir contribuer au projet présentement maladiF, RANCE* et tombé au plus profond de l’abIS. » LANDEmain** douloureux pour l’Union, ce n’est PO LOGNEon* qui fait pleurer autant que, à la FIN, L’ANDEémique* honte associée à l’échec du projet européen. OSLO VÉNIEl* tapi dans l’ombre, la cruauté des patrons n’ESPAGNE* personne. Toi, frère migrant, que l’on CHYPRE* fissa d’où il venait; à peine descendu de ton transPOR, TU GALères* pour te faire comprendre? Tu dis que c’est pire chez vous? Je te CROA TIE* tu l’affirmes. Pourtant, les forces de l’ordre sont ici implacables : « Vos papiers! Le fameux visa, as-TU, R’QUIE** pour ton entrée? » Face au soldat, si tu ne connaissais pas encore la courte liste de tes droits, ITALIE* derechef! Dans ton nouveau pays d’accueil, il n’y a pas d’indulgence : en entrevue, une liaison MAL TE*-à propos et c’est un autre qui aura le job! Tu te plains? Le BOS NIE– : HER ZÉ GO again**! En Europe, les changements se font aussi très lentement, mais sans brAL-BA, NIE** heurt. Ailleurs, pendant que la police se GRÈCE* avec l’argent des passeurs, une jeune fille tente de franchir des barbelés : une rafale de mitraillette et voilà que la BEL GIQLE*! Elle tombe, MOL, D’AVIEs** qu’elle préfère cela à mourir de faim. Cette image, rediffusée mondialement à 72 dé PAYS, BAS* toute opposition : les gens, SLO, VAQU(i)Ent* à leurs occupations, même si certains s’offusquent en pensées. Dans tous les cas, ce n’est pas parce qu’HONGRIE* que c’est drôle!

*Pays faisant partie de l’Union européenne
**Pays ayant manifesté l’intérêt d’en faire partie

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Fermés pour l’été

C’est le cœur plein d’amour et le foie encore brumeux que nous vous remercions pour cette fin de saison enthousiasmante! Ce 25 juin, un alignement d’auteurs dont la quantité (14) n’avait d’égal que la qualité (★★★★★) a clos la ronde printanière du cabaret 2017.

Nous tenons à remercier la Taverne Jarry pour son accueil et ses bières abordables. La Taverne a changé de propriétaire la semaine dernière et nous ferons tout notre possible pour lui être sympathiques afin qu’elle nous héberge jusqu’à la fin des temps! Saviez-vous que sans nous, la Taverne ne serait même pas ouverte le dimanche? Un gros bec au passage à notre auteur-barman préféré, Serge Yvan! Nous savons que nous pouvons compter sur nos spectateurs et sur nos auteurs assoiffés pour faire tourner le bar et assurer notre avenir. Oui, ceci est une incitation à boire.

Merci à notre public, ouvert d’esprit, complice et de plus en plus nombreux.

Merci à nos auteurs, qui prennent chaque semaine le risque de se livrer à vous dans le seul enrobage de leurs mots, et sans autre rémunération que vos applaudissements.

Et merci à la petite équipe qui organise et anime cet improbable évènement. À Stéphane qui «donne de sa personne» dans une animation toujours rafraîchissante. À Geneviève, qui nous instruit avec passion, alors qu’elle est encore moins payée que quand elle enseigne. À notre recrue de la saison, la lumineuse Marie-Ève, dont la présence, le sourire, la musique et les textes nous catapultent d’une émotion à l’autre. Et au quatrième mousquetaire, Olivier, qui s’occupe des affiches et des réseaux sociaux, et qui doit donc s’autocongratuler publiquement. C’est fait.

Repassez vos tuques : une saison automnale est confirmée! Entre temps, profitez de l’été et lisez sans modération!

FLORILÈGE DE NOTABLES SOLITUDES

Sur le thème «seul(e)», par Divan Viril

seul, comme le premier poisson
sorti de l’eau
pour essayer ses jambes

seul, comme le jeune fan d’Harry Potter
arrivant déguisé au cinéma
après son traitement de chimio
le lendemain de la dernière projection

seule, comme cette aventurière du Kansas,
traversant l’Atlantique
au‐dessus des bateaux
dans l’entre‐deux‐guerres

seule, depuis que son père voit à travers elle
depuis qu’il refuse de dire son nom
depuis
qu’il met son chapeau au frigo

seul, comme le roi glissant
sur l’échiquier dénudé
tentant d’éviter avec désespoir
le mat en 4 coups

seule, comme la schtroumpfette
devant fournir pour tous les habitants du village
sauf peut‐être le coquet et le costaud

seul, comme ce cardiologue meurtrier de Lachute
après son grand nettoyage intérieur

seul, comme un ex‐Beach Boy au fond de son lit

seul, mais anxieux
comme l’adolescent découvrant un site web de furries
son coeur battant fort
pas autant à cause de son ondulation masturbatoire
que dans la crainte d’entendre le son
de sa mère qui lui descend son lavage

seul, comme le médecin
découvrant la contagion
au 16e siècle
et devant tourner la syphilis en poème
pour se faire entendre,
mais non croire

seule, comme la mère pleurant
sur son ventre maintenant vide
de l’enfant perdu
encore,

seul, comme le maniaque pédophile
revenant du bois
alors qu’il a quand même un peu peur
du noir

seul, comme cet enfant unique
étudiant à l’étranger
ayant perdu ses parents
en leur annonçant sa bisexualité

seul, comme le magicien d’Oz
prisonnier
donnant toujours le même show
sans jamais de rappel

seul, comme le dernier dodo
appelant sa compagne
dévorée par un chien

seule, comme le nombre positif de fois
qu’il lui a dit qu’il aimait ses petits seins
avant de disparaître à la vue du test de grossesse,
positif lui aussi

seul, comme Michael Collins
dans son module de commande
pendant que les deux autres ploucs
jouent à la tag lunaire

seule, dans cette cabine
à se regarder
dans le miroir déformant
sous le spendex criard
masquant tout ce que les autres voudraient voir
(révélant tout ce qu’elle voudrait pourtant cacher)
ce ventre, ces cuisses,
ce vide, cette honte.
Elle retient son souffle,
avant d’affronter les faux compliments
de la vendeuse,
l’apathie avec un « name tag » :
sa seule alliée

seul, comme le sauteur
tête première
voyant arriver plus bas la foule
rendue floue par la vitesse
pendant qu’il perd un ski

seul, comme le ténia,
au plus profond de l’adolescent dodu
s’extasiant de ses progrès sur la balance,

seul, comme le pogo le plus dégelé de la boîte

seul, comme le matador
lorsqu’il a la mauvaise idée de banderiller lui‐même
avec une poussière dans l’oeil
le bovidé écumant
fonçant vers lui
dans une charge pesante

seul, comme le domino dans la main de l’enfant
lorsque son éternuement fait tomber
tous les autres
posés debout
en cinq heures

solitude du coucou
pondant dans le nid
laissé là par quelque
future nourrice

seul, comme le parachutiste posé sain et sauf au milieu du champ de mines

seul, comme Ted Kaczynski
au fond de sa cabane
préparant son retour à l’université

seule, comme la rose d’un monarque critique d’art
courant l’univers
à la recherche d’un renard
et de dessins de mouton

seul, comme une balle soviet dans un jeu de roulette

jamais aussi seul
que dans la seconde suivant un :
« c’est pas toi… c’est moi ! »

seul comme le doigt relevé du motard
désignant le ciel
à l’agent courroucé
lui demandant ses papiers

seul, comme le fossoyeur
passant sa journée devant une bière,
mais jamais attablé

seul, comme le CD d’Annie Brocoli,
derrière le divan du salon,
par la mère épuisée,
intentionnellement caché

seul, comme le lecteur veuf
au coin du feu de décembre
quelques secondes avant d’entendre le corbeau

laissé seul comme le premier homme à avoir regardé une huître avec délectation

seul, comme le jeune Nicolas de Sainte‐Émélie‐de‐l’Énergie,
champion de cache‐cache parmi ses cousins,
qui suit les pylônes depuis deux semaines
pour rentrer chez lui

#foreveralone Divan Viril, 30 prairial 225

 

CE QU’IL Y A DE SPÉCIAL AVEC JURASSIC PARK

Fiction, sur le thème «soudaineté», par Z0D

Je prends une brosse à dents pour enfant pour me laver entre les orteils. Y a rien de fétiche dans ce que je viens de dire. Ni envers les pieds, ni envers les enfants, donc, en suivant cette logique, rien non plus envers les pieds d’enfant. J’ai dû expliquer ça à quelques demoiselles dans ma vie, mais cette fois-ci c’est un peu spécial. Tu dois t’en douter.

Je me suis dit que tu comprendrais si jamais j’avais à réutiliser cette phrase. Comme un film d’espion où deux personnes, dans un café Parisien et qui auraient l’air moins louche si ce n’était pas jouer comme dans un film d’espions, s’échangeraient leurs valises après que chacun ait dit sa phrase codée.

« La saison du citron sera pénible cette année. »

« Je prends une brosse à dents pour enfant pour me laver entre les orteils »

Zoooup! Accordéon et on continue.

C’est parce que les brosses à dents pour enfant ont le fil plus doux. Une brosse à dents pour prothèse couvre plus de surface, mais tu pourrais aussi t’en servir sur ton bol une fois que t’as fini ta soupe à l’oignon gratinée. Pis une brosse à dents électrique, proche de l’eau courante, dans le bain? Des plans pour que Denis Lévesque trouve ça dommage de pas pouvoir m’interviewer après avoir essayé. C’est sûr, il m’aurait probablement manqué une maladie mentale et une perversion sexuelle quelconque pour avoir l’honneur de me ramasser dans sa pile de cas intéressants, mais passons. Tu sais déjà tout ça.

Non, y a pu grand surprise entre nous deux. Tu sais que ça me dérange pas de payer pour aller à la Ronde pour UNE montagne russe pis après je suis correct pour un an. Tu sais aussi que j’aime le gâteau fromage à la crème avec du coulis de fraises, mais que du fromage à la crème ou des fraises tout seul, meh. Au Cora, t’avais essayé avec un bagel, du Philadelphia et de la confiture aux fraises pis je t’avais dit de laisser ça aux professionnels. T’avais fait une scène en parlant juste assez fort pour que ça quitte la bulle de notre table, mais juste assez pas fort pour que les clients et le personnel restent dans la zone inconfortable de se dire: « Est-ce que je me plains? Est-ce que j’interviens? » Tu m’avais fait une fausse scène, live dans un restaurant déjeuner pour me faire rire. Ce don qui est le tien d’être précisément dans cette zone-là, 2-3 fois par année, pour mon bon plaisir.

Ma petite comédienne. On avait fait l’amour avant d’aller manger et on l’a refait après.

Plus trop de surprise chez toi non plus. Fallait que je quitte la pièce, préférablement la maison, à chaque fois que ta sœur appelait. Tu irais voir n’importe quel film avec Jeff Goldblum dedans. Combien de fois je t’ai entendu dire: « C’est même pas mon acteur préféré, mais y s’est passé de quoi dans Jurassic Park! » Et même quand t’es partie, y a fallu que ça soit sans surprise. Une année entière à te battre contre un cancer.

Une année à se préparer à ce que tu partes, en faisant bien attention que ça devienne pas trop lourd. Tu te serais isolée, la situation aurait empiré plus rapidement et tu ne m’aurais jamais vu essayer des robes de bal sur St-Hubert où j’ai tenté, avec moins de talent que toi, de faire une fausse scène pour te faire rire aussi.

Je ne suis pas Christian Bégin. Je ne suis pas comédien.

Sans surprise, j’ai fini par rencontrer quelqu’un. Bon, je dis « fini » mais on sait jamais. Je veux dire…  C’est bien cette fois. C’est pas un rebond, ni pour elle, ni pour moi et tous les deux on s’entend sur le fait de dire qu’on a un « passé réglé » veut pas dire qu’on a toute crissé au vidange.  Donc oui, voilà, je pensais que tu allais comprendre quand je dis que je lui ai présenté ma brosse à dents.

Merci pour ta lettre. C’est un peu la dernière chose qui reste de nous que j’ai encore. Les amis qu’on avait en commun étaient plus des amis à toi à la base. On se voit encore des fois, mais, on se croise disons. J’ai aussi compris pourquoi il fallait que je prenne mes distances quand tu parlais avec ta sœur. Excuse my french but: What a criss de folle! Sinon, oui, ta lettre, ça va mieux aujourd’hui. C’est rendu que je ne la lis qu’une fois par année. Ça a passé de « tout le temps » à « chaque date importante » ton anniversaire, notre anniversaire, l’anniversaire de la journée où tu es partie et ça a donné une ou deux St-Patrick plutôt moches. Tu sais à quel point j’aime célébrer mon 1/8 d’irlandais. Je me suis arrêté au 9 juin. La journée de la sortie de Jurassic Park. C’est la journée que j’ai donnée à ta lettre. C’est pas ma journée préféré, mais y s’est passé de quoi. Pour reprendre gentiment tes paroles.

Y a une chose qui reste par contre. J’allais dire que j’ai joué le jeu dans ta dernière année, mais j’ai pas joué, j’étais là. Ce que je veux dire, c’est que je me suis contenu jusqu’à la fin. Je suis resté solide à tes funérailles, mais ta lettre… y a quelque chose dans ta lettre qui me pogne à chaque fois. Je sais que ça s’en vient, mais, rien à faire, je pogne à chaque fois.

Le post-scriptum.

T’as mis une flèche courbée en dessous de « Je t’aime » comme tu faisais quand la liste d’épicerie dépassait et que la suite était à l’endos et…

« P.S.: Si tu veux qu’un jour une fille décide de prendre plus qu’un tiroir, cache ta brosse à dents de pied. Trou d’cul. »

À chaque fois.

Ah ma petite comédienne.

Seizième printemps

Alors que le printemps semble enfin prêt à faire son shift et que la proverbiale marmotte est cryogénisée dans la glace de son propre optimisme, regardez un peu ce qui pousse sous la neige : une nouvelle saison du CABARET DES AUTEURS DU DIMANCHE!

Pour bien démarrer cette 16e saison de littérature scénique, nous avons conservé ce que vous avez aimé, en commençant par ce lieu béni, la bien nommée Taverne Jarry et ses précieux atouts : espace, proximité du métro, bières pas chères et vidéopoker comme à Vegas. C’est encore Stéphane Plante – le Jacques Dutronc de Villeray – qui se charge d’animer, avec l’assistance bienveillante de Geneviève Fortier.

Nouveauté de taille à l’animation sonore : Marie-Ève Saucier nous rappellera chaque dimanche qu’elle fut la reine des dancefloors montréalais!

Tout ceci se déroulera du 7 mai au 25 juin, de 20 h jusqu’à épuisement des troupes.

Si vous aimez la liberté, vous savez quoi faire!

Bye bye Quinzième!

Nous terminons dans la joie cette 15ème saison du Cabaret, alors que nos voisins américains s’inspirent de notre formule en élisant sur leur scène politique un amuseur public au verbe coloré. On leur souhaite quatre années comme nos six semaines, c’est-à-dire pleine de surprises, de rires et de poésie. Et surtout, qu’ils ne prennent pas le jeu du sniper trop littéralement!

Pour nous, c’est le sentiment du devoir accompli avant l’hibernation. Mine de rien, cette saison automnale nous a conduit des des chemins inattendus aux saveurs contrastées : ANNÉE, NUMÉRO, TERMINÉ, REMARQUONS, DIX-HUIT, AÉROPORT, BOULIMIE et PERSONNAGE. Des dizaines d’auteurs, nouveaux et anciens, se sont succédés sur la scène de la Taverne Jarry, armés de leur courage et du fruit de leur travail littéraire hebdomadaire. Nous leur disons bravo, merci, joyeuses fêtes et à bientôt!

Il est temps de ranger nos costumes de troubadours des mots et de nous refaire des neurones tous neufs d’ici au printemps…

Car OUI, c’est officiel, le Cabaret des auteurs du dimanche reprendra du service du 7 mai au 25 juin, même heure, même endroit!

Au plaisir de vous y (re)trouver!

L’automne à nos portes

Alors que l’été refuse de mourir (tiens bon, l’été!) et que les jeunes ont enfin trouvé une école pour les contenir (tenez bon, les jeunes!), voici revenir le Cabaret des auteurs du dimanche en mode automnal. Mode automnale = moins de short-cargos sur la scène.

affiche_cad_automne_2016_blogue

C’est écrit «15» sur l’affiche, parce que c’est encore la 15e saison. Le fameux principe tordu des deux saisons par saison.

Et du nouveau, il y en aura, aux côtés de l’inoxydable Stéphane Plante. D’abord, Geneviève Fortier, une nouvelle co-animatrice dont les habitués connaissent la plume. Ensuite, un presque nouveau DJ : Nick Provost, qui ne se gênera pas pour intervenir autrement qu’en mp3. Et puis des nouveaux auteurs, des nouveaux concepts, des surprises et ce qu’on fait de mieux : des bons mots. Qui font des bonnes phrases. Qui font des bons textes. Qui dont de bonnes soirées. C’est un peu ça, le principe, finalement.

On se retrouve donc à la Taverne Jarry dès le 26 septembre, heureux d’être en automne. Eh oui, ça se peut.

Juillet en juin

Et voilà, après 8 dimanches bien remplis, le Cabaret des auteurs vient de clore la saison printanière de sa 15e année – oui, c’est un peu compliqué à compter parce qu’il y a deux saisons par saison!

Bref, après nous avoir charmés avec leur PUDEUR, leur PATCHOULI, leur DÉBUT, leur SOURCIL, leur capacité à PROVOQUER, leur CERCLE et leur VOITURE, nos auteurs on fermé le bal en beauté sur le thème de JUILLET. Et la soirée était incroyablement chaude, pas seulement à cause d’un problème de climatisation qui a fait monter la température à des degrés infernaux! En y pensant bien, c’était probablement une stratégie de la taverne pour vendre plus de bière. Mais saluons plutôt la performance de ces 13 auteurs et celle du sniper : juillet s’était invité en juin, probablement inspiré par la torride clarinette de Turtle (il fallait être là, tant pis pour vous). La salle était pleine et les artistes en feu : qu’on ne vienne pas nous dire que la culture n’intéresse personne!

Cette saison de 15e anniversaire marquait aussi notre déménagement à la Taverne Jarry. Bobos que nous sommes, nous avions un peu peur de perdre notre public «plateaunien» en nous exilant dans Villeray : il n’en fut rien, ou en tout cas, notre public s’est suffisamment renouvelé pour compenser largement ce déficit. Et la vaste salle a été perçue comme une nette amélioration, tant par les spectateurs que par les performeurs.

Notre chère coanimatrice Geneviève T De l’Étoile a annoncé qu’elle redeviendrait une «simple» auteure, laissant la place à Geneviève Fortier aux côtés de Stéphane Plante dès cet automne. Nous avons tout hâte de tester cette nouvelle dynamique.

Il est donc temps de prendre une pause estivale avant de se retrouver le 25 septembre pour une nouvelle saison (l’automne)!

D’ici-là, restez à l’écoute de notre page Facebook, parce qu’on est en 2016.

15e saison, mi-parcours

Nous voici déjà à la moitié de cette 15e saison à la Taverne Jarry, alors que se pointe un prochaine soirée sur un thème étrangement familier : PROVOQUER (ce dimanche 5 juin).

Après être passés par PUDEUR, PATCHOULI, DÉBUT et SOURCIL, il est déjà possible de tirer les leçons de cette saison :

  • Ici, la liberté d’expression est plus que théorique.
  • Une salle plus grande ne signifie pas moins d’intimité.
  • Une scène plus grande, c’est mille nouvelles possibilités.
  • Le public est fidèle quelque soient les animateurs.
  • Le réchauffement climatique se ressent chaque semaine.
  • Nos auteurs sont motivés – on s’excuse au passage à ceux qui se manifestent et sont mis sur liste d’attente faute de place.
  • L’odeur d’encens, ça s’accroche.
  • Commander sa pinte depuis la scène, ça marche!
  • Le hasard fait bien les choses, surtout quand il choisit nos thèmes.
  • Le Cabaret est décidément l’endroit idéal pour «essayer des choses».
  • What happens in Cabarette stays in Cabarette – proverbe ontarien
  • Littérature et vidéopoker peuvent cohabiter. Enfin presque.
  • À en juger par le chapeau que nous faisons passer, le public de Villeray est encore plus généreux que celui du Plateau!
  • Le concept est exportable puisque le premier Cabaret des auteurs à Maniwaki a été un succès!
  • Il doit y a voir du monde fatigué au travail, le lundi matin.

Dimanche, Geneviève De L’Étoile reprendra sa place de coanimatrice aux côtés de Stéphane Plante, et Turtle, notre musiciens maison, sera également de retour.

C’est détendu, c’est surprenant, c’est stimulant et c’est gratuit. Venez assister à ces soirées uniques, vous ne le regretterez pas!

De la pudeur plein la bouche!

C’est parti! Pour célébrer en grand la 15e saison du Cabaret des auteurs du dimanche, nous vous invitons à un évènement particulièrement copieux! Nos auteurs plancheront sur un thème délicat (ou pas) : PUDEUR.

Cette saison, le Cabaret sera animé par Stéphane Plante et Geneviève T De L’Étoile, assistés par le mystérieux Turtle à l’accompagnement musical et aux effets sonores. Le tout dans un nouveau lieu encore plus mieux!

Nos auteurs pudiques :
Fred Dubé
Olivier Bruel
Geneviève Fortier
Alex Smith
Mathieu Pepin
Katerine Caron
Matthieu Balay
Marie Ayotte
Cassandre Charbonneau-Jobin
Philippe Clément
Jean-Francois Leclaire
Et notre sniper : Jules Falardeau

Alors pas de fausse pudeur, joignez-vous à nous!